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La laine mérinos & OGARUN
   09/24/2021 08:43:33    0 COMMENTAIRE
La laine mérinos & OGARUN

Histoire courte de la laine mérinos

Si on commence par son nom, « mérinos » viendrait de l’espagnol merino au pluriel. Il existe plusieurs possibilités évoquant l’origine de ce terme. Nous aimons bien celle qui explique que “merino” désignait une parcelle de terre en Espagne médiévale ou encore une personne dont le rôle était de contrôler le terrain notamment en recensant les moutons.

Domestiqué il y a environ 3000 ans, le mouton, et plus particulièrement sa peau, est synonyme d’habillement. Ce n’est qu’à partir de la civilisation de Babylone qu’est faite la distinction entre moutons à laine et moutons à viande. Encore un peu plus tard, à l’époque Romaine, la finesse des laine et la qualité des toisons commencera alors à être distinguée.

Enfin la laine continuera son essor en Europe au Moyen-Âge pour démarrer une mutation de son utilisation pendant la révolution industrielle fin 18ème. 

Les espagnols l’ont vite compris et le mouton mérinos se répandit d’abord sur leur territoire, en Espagne. Cette race est ensuite en Australie fin 18ème et alors que leur laine est déjà d’une grande qualité, les éleveurs australiens vont, grâce à une sélection poussée, produire une laine encore plus fine, aujourd’hui reconnue mondialement. La France de son côté possède déjà une industrie lainière puissante. Elle importe au début du XXème siècle plus de 200.000 tonnes de laine par an, soit 1/5eme de la production mondiale. Le département du Nord et plus particulièrement les villes de Roubaix et Tourcoing emploient alors plus de 50.000 ouvriers dans ce secteur. 

 

Topo sur l’industrie lainière “mérinos” dans le monde

En effet dans le monde, c’est l’Australie qui serait spontanément citée pour la production de laine d'excellence, dite “blanche”.
À elle seule, elle concentre environ 80% de la production mondiale de laine Mérinos. La Nouvelle-Zélande, voisine, avec ses 3 millions d'ovins, fait également partie des producteurs connus de cette matière première.
Enfin, l’Afrique du Sud n’est pas en reste et par son climat et la qualité de ses élevages, propose également une laine d’exception, deux fois moins loin de nos côtes, paramètre non négligeable.

Car pour ce qui est de l’Australie et de la Nouvelle Zélande, plusieurs critères sont intéressants à mettre dans la balance. En plus de la difficulté de la traçabilité, de la pratique parfois (souvent?) du mulesing (technique chirurgicale d'ablation d'une partie de la peau périanale des moutons) vient en effet s’ajouter l’éloignement géographique de ces deux pays vis à vis de la France, ce qui ne simplifie pas les flux.
De plus, la grande majorité de cette production est ensuite envoyée en Chine pour suivre l’ensemble des procédés nécessaires à ses futurs débouchés (lavage, peignage, cardage, filage etc.). Le reste transite, lui, souvent, par l’Italie.

Comme toute matière première, son cours fluctue en fonction de l’offre et la demande. S’il est tombé au plus bas à la fin du 20ème siècle pour notamment des raisons de surstock conséquents, il remonte depuis le début des années 2000.

Petit exercice : identifier le coût de la matière première dans un t-shirt OGARUN : on fabrique 5 t-shirts avec 1 kg de fil . Ce kilogramme de fil de laine est vendu  27,60€ à la production, ce qui représente environ 5,50€ par t-shirt. 

Continuons. Le fil est ensuite tricoté, puis ennobli (étiré et traité pour donner au tricot son aspect définitif) et enfin teinté. Au final, compter entre 10 et 15€ de composant fini pour faire un t-shirt. Ajoutez-y le travail de la couturière, du contrôle qualité et du conditionnement et vous obtiendrez le coût de production de nos t-shirts. 

 

Et en France, que dit l’industrie lainière ovine et plus particulièrement celle de la race Mérinos ?


À ce jour, la plupart des élevages ovins de l’hexagone ont pour débouchés la viande ou le lait, la laine étant considérée comme un sous-produit de cette agriculture.
La matière a été tellement “oubliée”, que nos industriels textiles peinent à travailler les laines locales, les machines ayant été au fil des années adaptées à ces laines étrangères d’une extrême finesse.
Un mouton étant tondu une à deux fois par an, la il y a bien de la laine “disponible” en France. Mais, n’ayant pas de débouché industriel identifié et n’ayant pas été “travaillée” pour en avoir, leur qualité n’est parfois pas suffisante et elles connaissent alors le triste sort d’être jetées, enfouies ou encore envoyées en Chine où elles seront lavées à l’acide pour nous revenir sous forme de pulls bons marchés à destination de la fast-fashion.

En effet, il n’existe que peu d’élevages lainiers, ayant pour vocation de produire une laine d’extrême qualité, sur notre territoire, et la race Mérinos n’ est pas encore largement répandue. Des élevages de moutons Mérinos se développent en Alsace, en Occitanie et même dans les hautes Alpes et permettent à des projets de se monter localement, à petite échelle.
Une variante locale connaît un bel essor ces dernières années et se fait un nom, il s’agit du “Mérinos d’Arles”. On commence même à voir apparaître des produits fabriqués à partir de ces laines locales plus fines que celles d’autres races présentes en France.
D’ailleurs, OGARUN ne l’a pas loupé et s’y intéresse de près mais le touché à ce jour ne nous semble pas encore suffisamment doux...bientôt peut-être.

 

Le coup de foudre d’un sportif, l’amie des voyageurs

 

Mais oui, OGARUN est né d’un coup de foudre, en mode coup de laine quand Jean-Charles son fondateur enfile pour la première fois un base-layer de la marque leader mondial. Charmé par la matière et ses propriétés incroyables et omnibulé par l’éco-conception, il se dit qu’on peut faire mieux en produisant le plus localement possible.

Lui qui a connu le sport de haut niveau, est convaincu que cette matière naturelle peut répondre à de nombreux besoins de sportifs·ves, notamment ceux qui pratiquent en extérieur.

Elle est également plébiscitée par les voyageurs·ses minimalistes qui parcourent le monde à vélo, à pied, réalisant eux·elles aussi leur propre transhumance.

Alors il imagine, conçoit et lance une gamme de vêtements outdoor polyvalents, bénéficiant de l’extrême douceur et des propriétés thermorégulantes et sans odeur de cette matière naturellement géniale qu’il décide de sourcer en Afrique du Sud pour la plupart de ses articles.
Après les t-shirts, baselayers, collants et sous-vêtements thermiques, arrivent bientôt les corsaires, et même des tenues vélos qui allient cette matière à d’autres pour un confort sans compromis et une performance optimale.

Une histoire d'amour et des vêtements faits pour durer.

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